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Discours de Villepinte : Nicolas Sarkozy pour une Europe plus forte.

Commentateurs politiques, journalistes, candidats à l’élection présidentielle : depuis dimanche après-midi, ils ne parlent que de ça, les propositions de Nicolas Sarkozy sur l’Europe font débat. Cela prouve au moins une chose, notre candidat parle du fond, s’engage sur des problématiques difficiles et propose là où les autres se taisent.

Mais ces débats mettent également en lumière le niveau de démagogie, de désinformation, de manipulations, que pratique une bonne partie de ces commentateurs.  Depuis ce discours, combien d’articles, d’éditoriaux, de réquisitoires politiques pointent « l’Euroscepticisme de Nicolas Sarkozy » ? Ils n’ont donc rien compris, ou font semblant de ne pas comprendre.  Car le discours de Villepinte, moment clef de la campagne, est un formidable plaidoyer pour l’Europe. L’eurosceptique veut moins d’Europe, quand Nicolas Sarkozy en veut plus : plus d’Europe pour protéger les entreprises et les travailleurs français, plus d’Europe pour lutter contre l’immigration illégale, plus d’Europe pour faire face aux mutations d’un monde devenu multipolaire.

L’Europe plus forte voulue par Nicolas Sarkozy est une Europe qui protège les emplois des Européens : la première préoccupation des populations européennes est le chômage, qui culmine a plus de 20% en Espagne, 15% au Portugal, 10% en Italie et en Grande Bretagne, 9% en France. Notre candidat propose donc de faire ce que font les Etats-Unis depuis toujours : privilégier, sur les marchés publics, les entreprises (notamment les PME) qui produisent en Europe. C’est le sens de l’European Buy Act qu’il veut porter auprès de ses homologues. Il veut aussi, pour protéger nos entreprises et nos emplois, qu’un véritable principe de réciprocité s’applique en commerce international. Je me bats d’ailleurs depuis le mois de septembre, dans la Commission Commerce International du Parlement Européen pour que ce principe conditionne les accords de libre échange de l’UE : oui au libre échange, s’il s’applique avec les mêmes règles pour tout le monde.

Quand l’euroscepticisme ne suffit pas, on pointe du doigt des incohérences loufoques : comment Nicolas Sarkozy pourrait-il renégocier les accords Schengen alors qu’il reproche à François Hollande de vouloir le faire pour le traité de sortie de crise ? La réponse est simple, on compare deux situations qui sont opposées.

D’un coté les accords Schengen, dont Nicolas Sarkozy ne veut en aucun cas remettre en cause les principes fondateurs de libre circulation, mais qui doivent être réformés pour coller à des réalités qui ne sont plus celles du début des années 1990. Il veut que ces accords soient associés à une politique migratoire européenne, notamment pour le contrôle des frontières externes de l’Union. Ce constat est partagé par l’ensemble des grands dirigeants européens, qui souhaitent voir naitre cette politique migratoire européenne et Nicolas Sarkozy se propose une fois de plus d’incarner le volontarisme politique nécessaire à sa mise en place.

De l’autre un traité d’urgence, de sortie de crise, qui a permis d’endiguer les crises des dettes souveraines. Ce traité suscite l’unanimité des Etats de la zone Euro, car il propose une réponse coordonnée, basée sur un principe de responsabilité. Aux yeux des dirigeants européens, les propositions de renégociation de François Hollande sont donc jugées au mieux inutiles, au pire dangereuses. Le candidat socialiste pêche ici par  inexpérience et immodestie car la concertation prime sur la scène européenne.

Vous le voyez, nos adversaires confondent euroscepticisme et volontarisme politique au service de la construction européenne ; tous les moyens sont donc bons pour décrédibiliser l’action et les propositions de notre candidat, aussi, plus que jamais, je me bats pour défendre son action. Il incarne depuis cinq ans le leadership qui a tant fait défaut à l’Europe et il doit poursuivre son action jusqu’en 2017 car pour être plus forte, l’Europe a besoin de Nicolas Sarkozy.

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